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30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 10:47
L’histoire se déroule à Neuilly Sur Seine, il y a de ça déjà quelques années. Elle a été décrite dans la rubrique de faits divers d’un quotidien de la région parisienne dont je ne saurais me remémorer le nom.
Un soir d’été, un couple se rend chez des amis pour le dîner. Il laisse seul à la maison leur garçon de neuf ans, non sans lui laisser pour consigne de n’ouvrir la porte à personne. La soirée se déroule sans incident jusqu’à ce qu’un appel téléphonique bouleverse la tournure de la soirée. Reconnaissant le fils en question qui semblait bien perturbé à l’autre bout du fil, les amis du couple tendirent la communication au père.
« Papa, papa, revient vite ! Je viens de tuer un voleur. »
Papa revient vite !
Pensant dans un premier temps à un canular de leur progéniture, le père ne s’affola pas de suite mais seulement après que leur fils lui délivrent des détails inquiétants tant sur la cachette secrète du lieu où était cachée l’arme à la maison que sur les circonstances macabres du drame.
Ainsi les parents firent vivement route à leur domicile pour trouver leur fils en larme un revolver 9mm à la main. Au sol, un jeune homme, baignant dans une mare de son propre sang. Il gisait face contre terre. Ce sont les policiers qui prirent l’initiative de retourner le corps, laissant la famille reconnaître le fils de leur ami, chez qui ils ont passé la soirée, une balle dans la gorge.


CONCLUSION :

Tout ceci est bien entendu faux. A ma connaissance et après recherche, il ne semble pas que cette légende ne découle d’un fait réel.
De cette histoire quelque peu macabre et dérangeante ressort une certaine morale et ne laisse place qu’a peu de hasard :
Ce récit débute par une famille qui « abandonne » seul à la maison un jeune enfant pour aller s’amuser chez des amis. L’abandon de l’enfant sera ainsi sanctionné par un drame.
Puis il y a l’arme laissé à la maison. Cette fameuse arme au domicile qui résonne comme un taboue de société. Aujourd’hui encore, et plus que jamais depuis le drame à l’école Virginia Tech au Etats Unis, fait rage le débat sur la vente et la détention d’arme à feu et cette histoire semble y trouver son succès.
Certaine version de cette légende se déroule, comme ici, à Neuilly Sur Seine, petite ville de France qui n’a pas construit ça notoriété grâce à ces quartiers populaires mais plutôt par ses villas huppées, laissant ainsi penser que les protagonistes de l’histoire sont des gens plutôt aisés.


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Published by Tulipe - dans Crimes de sang
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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 20:17
Jeff Green, l’américain qui conserve le cadavre de sa femme à l’intérieur d’un cercueil de verre dans son salon: "Je n’ai pas pu supporter la douleur suite à la mort de ma femme, alors, je l’ai ramené à la maison “. Ainsi commence la déclaration du veuf de 32 ans, qui vit dans l’Arizona-EUA.

La décedée avait un problème de naissance au coeur, ce qui a causé sa mort prématurée à l’âge de 29 ans. Les derniers mots de Lucy, disant qu’ils se retrouveraient au ciel, n’ont pas suffi à apaiser la tristesse de son amoureux de mari . Lors des funérailles, désespéré, Jeff a décidé qu’il ne la laisserai pas partir.

Une bien drole de table "J’ai appellé le responsable du cimetière et j’ai raconté mon état. J’ai fait une demande et obtenu une permission spéciale pour la garder à la maison.
Cela paraît bizarre, mais je préfère l’avoir à mes côtés, plutôt que de l’enterrer à quelques mètres sous terre. Lucy avait un sacré sens de l’humour, et j’ai la certitude qu’elle aimerait être ma table de salon."


Jeff a commandé un cercueil spécial qui empêche la décomposition du corps, tout en verre.
"Cela m’a coûté plus de 6 mille dolars, mais j’aurais payé le double pour l’avoir de retour à la maison". "Certaines personnes ne fréquentent plus ma maison, mais mes véritables amis ont respecté ma décision et se sont habitués à la voir ici, de plus c’est une belle pièce de décoration".

Voici notre conclusion :

Ceci est une légende qui a circulée en France en 2000 pour finir à complètement disparaître. Elle aura voyagée par email autant que par le bouche-à-oreille. Son origine est celle d’un journal dont la réputation à livrer des canulars sur papier n’est plus à faire : Info du Monde. Ce journal à publier la photo et l’article la même année.

Tout esprit quelque peu éclairé détectera le canular. A y réfléchir, pour nous, occidentaux, les Amériques nous paraissent souvent comme une terre de décadence et il est bien facile d’avaler une couleuvre qui conforte cette idée. Pourtant, il existe dans ces états des lois qui régissent l’inhumation, il y serait donc impossible d’y réaliser l’embaumement de sa femme dans une table de verre.

Par ailleurs, qu’est que l’embaumement ? L'embaumement consiste à déshydrater le corps pour préserver sa conservation par l'utilisation de matières antiseptiques. Cette technique, qui de nos jours n’est pas entièrement maîtrisée reste très coûteuse et demande des soins réguliers sur la dépouille et un ré-embaumenent tous les 2 ans au maximum.

Si nous observons de plus près la photo nous y constaterons quelques détails qui devraient suffire à eux seuls à mettre la puce à l’oreille.
- Le cercueil ressemble d’avantage à un grand aquarium.
- Le corps semble un peu trop bien préservé pour avoir subi une procédure d’embaumement.
- Et par-dessus tout, pensez-vous, si bien l’histoire fût vraie, que son mari aurait choisi un jean, t-shirt et chausson comme tenue pour l’embaumement de ça femme ?
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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 16:11
J’ai entendu dire d’un ami qui a un copain pompier sur Paris qu’il n’est pas rare de nos jours de trouver des alligators dans les égouts de notre capitale. Le pompier en question a déjà participé à la capture de l’un d’entre eux. A l’origine ces animaux sont achetés par des propriétaires insouciants. Très vite, ils deviennent trop embarrassant pour l’appartement et sont abandonnés par les toilettes. Ils se retrouvent ainsi dans les égouts de notre belle capitale. Ils y grandissent, ils y chassent et par manque de clarté, ils y deviennent aveugles.

Des crocodiles dans les égouts


Cette histoire se déroule à l’origine aux Etats Unis, à New York pour être plus précis, berceau de cette légende qui à fait le tour du monde. Comme souvent, la rumeur est tirée d’un fait divers bien réel.
Il faut chercher jusqu’en février 1935 pour découvrir le fond de vérité de cette légende. En cette date un groupe de jeunes gens tombèrent nez à nez avec un alligator sortant des égouts New-Yorkais, cette même année d’autres alligators sont aperçus dans le fleuve du Bronx sur l’île de Manhattan. Une vaste campagne d’extermination est lancée jusqu’en 1937, détail « oublié » de la légende.
Le zoo New-Yorkais affirme de son coté que cette histoire fait parti des légendes de la ville. Il informe également que cette animale à sang froid ne pourrait survivre très longtemps avec les conditions qu’offrent les égouts, l’eau y étant trop froide. Cette animale comme toutes les espèces à sang froid a besoin d’une source de chaleur externe pour réguler la température de son corps. Dans une eau dont la température est inférieure à 80°F soit un peu plus de 26°C, les enzymes de l’estomac de l’alligator ne peuvent assurer leur rôle et il ne peut donc digérer les aliments ingurgités.
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19 mai 2007 6 19 /05 /mai /2007 20:29
Swiffer Voici un hoax de type « désinformation » qui a largement circulé par mail en 2004 dans de nombreux pays au discrédite de la société Swiffer. Ce message avertirait le consommateur q’un de leur produit, en à savoir les lingettes Swiffer WetJet, contiendrait de l’antigel et serait la cause de la mort d’animaux de compagnie.

Voici le contenu de l’hoax :

MISE EN GARDE
Voici le mail que j'ai reçu aujourd'hui (à diffuser largement)
Récemment, quelqu'un qui avait un Berger Allemand, âgé de cinq ans, dû l'euthanasier pour une affection aiguë au foie. Le chien était en parfaite santé jusqu'à, il y a quelques semaines. Pour cette raison le propriétaire du chien fit pratiquer une autopsie sur le chien.
Le foie était dans un tel état, faisant croire à l'ingestion d'un poison.
Cette piste fut écartée d'emblée, car le chien était toujours, soit à l'intérieur, soit accompagné à l'extérieur. Finalement, le propriétaire du chien, fit des recherches à l'intérieur même de son logement et contrôla tous les produit de ménage en sa
possession.
En examinant l'emballage des lingettes humides "Swiffer", il remarqua en petits caractères (toujours ces fameux petits caractères) une mise en garde, disant: "que ce produit peut être toxique pour les petits enfants et les animaux".
Il prit contact avec le fabricant pour lui demander en quoi le produit de nettoyage était dangereux pour les enfants et les animaux. On lui répondit, à sa grande surprise, qu'une des composantes était de l'antigel (en vérité le produit s'apparente de très près à de la molécule de l'antigel).
Résultat, le sol du logement étant régulièrement nettoyé avec les lingettes, le chien se léchant les coussinet et mangeant dans des assiettes au contact de l'agent nettoyant firent que le foie du chien fut détruit. Peu après la mort du chien, la logeuse du propriétaire du chien dû faire euthanasier ses deux chats pour la même cause.
La logeuse et le locataire utilisaient en commun les lingettes humide "Swiffer". La logeuse n'ayant pas fait d'autopsie, ne put réclamer des dommages et intérêts, mais elle nous demanda de disséminer l'information sur la toile, pour mettre en garde tous les propriétaires d'animaux.


Pour ne pas plagier l’excellent site Hoaxbuster , voici l’article sur le sujet des lingettes Swiffer.
La société Swiffer a elle aussi publié un démenti que vous trouverez ici.
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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 12:12
Il ne fut pas si facile de choisir la première légende qui inaugurera une longue liste. Finalement mon choix se reporte sur une légende urbaine, exceptionnelle de par son ampleur, qui marqua l’année 1988.

En cette année et comme encore aujourd’hui, il n’était pas rare de trouver dans les emballages de bonbons des « décalcomanies » à lécher que les enfants s’appliquaient sur le bras. Moi-même, j’étais féru de ces beaux « faux » tatouages que j’arborais fièrement, ils faisaient de moi un homme, un vrai, un dure. Pourtant, un jour, une dame dit à ma mère qu’il paraîtrait que des dealers cacheraient de la drogue dans les décalcomanies pour séduire les plus jeunes. Je ne comprenais pas la totalité de la conversation mais je compris à l’aire grave des deux grandes personnes que je n’étais pas près de rejouer au dur un tatouage au bras.
Cette rumeur de transfert au LSD se répandit très vite. Toutes les jeunes mères en avaient entendu parler et elles-mêmes se chargeaient d’en informer ses copines. Elle prit une telle ampleur que certains journaux publièrent des articles mettant en garde de l’apparition de décalcomanie aux figures géométriques ou aux personnages de bandes dessinées contenant du LSD et même de strychnine. Le ministère de l’éducation lui-même imposa la diffusion d’une mise en garde dans les écoles sous forme d’affiche.

Pourquoi ai-je choisi cette légende pour ouvrir le bal ( car oui, c’est une légende ) ? Tout simplement car elle est représentative en tout point du mythe contemporain. Un bouche-à-bouche hasardeux qui séduit les voies médiatiques. L’effet boule de neige. Si nous décortiquons cette histoire nous retrouvons présent les ingrédients qui en ont fait sont succès : L’instinct protectrice de la mère, la peur des nouvelles drogues « acides » qui faisaient tant parler d’eux à cette époque.

Qui aurait eu l’idée saugrenue de droguer des enfants, pour les rendre accrocs aux stupéfiants, qui n’ont pas les moyens de s’en offrir ? La réponse est pourtant simple, personne … Tout ceci découle d’une simple mauvaise interprétation d’une circulaire emmenant du bureau narcotique de la police du New Jersey.
En 1980, la police du New Jersey saisi un gros stock de papiers buvards imbibés de LSD, moyen de conditionnement aujourd’hui très répandu (cf. la photo). Ces papiers buvards étaient imprimés d’un logo mettant en scène Mickey l’apprenti sorcier.
La circulaire en fit une description imagée et débuta avec cette phrase : « Attention, les enfants sont susceptibles de prendre ce type de dessin imprimé pour un tatouage transfert. » La légende permit le glissement d’une éventuelle confusion à un fait authentifié.
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16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 10:54
Les légendes urbaines ne connaissent pas toutes la même origine. Certaines sont entièrement fantasques et d’autres au contraire connaissent une part de vérité de plus ou moins grande importance.  Certaines sont dues à une erreur d’interprétation et d’autre créée sciemment … En bref, peut importe vraiment la manière dont la rumeur naît, tant que le contenu respecte une certaine règle: être en phase avec un sujet de société.

Les légendes urbaines, qui pour ma part ressortent plus souvent du mythe que de la légende, doivent retranscrire une peur commune, un ressenti populaire ou encore discriminer un ennemi commun pour trouver un certain élan.  Une bonne rumeur doit pouvoir être appropriée par son auditeur, il faut qu’elle le touche, qu’il se sente concerné pour qu’à son tour il ait le besoin de partager l’information reçue.

Inutile de vous dire que les sujets de sociétés prétextes à la rumeur sont nombreux donnons pour exemple une nouvelle technologie mise sur le marchée entraîne sont lots de légendes (Micro-Onde, les UV, les lasers, les téléphones portables, ...).  Pourtant, certains thèmes restent récurent à la rumeur. Elle semble ainsi combler un certain taboue. Il est parfois plus facile de véhiculer un mythe qui exprime à peu de chose notre ressenti plutôt que d’en faire ouvertement part. Ces thèmes sont la médecine et la chirurgie, les crimes de sang, les animaux dangereux, les maladies, les grandes personnalités et encore comme déjà cité, les nouvelles technologies.
Les légendes urbaines semblent trouver leur notoriété dans le besoin que tout à chacun nous éprouvons à conforter notre opinion ou notre croyance intime à une anecdote conter par un tiers.

Pour me reprendre, si certaines légendes naissent d’une erreur de traduction ou d’interprétation ( le cas des transferts au LSD ) d’autre sont crées de toute pièce pour discréditer une marque (Mac Donald), une personnalité, une religion ou un pays (les Etats Unis sont particulièrement touchés en France). Une légende urbaine peut également être entièrement tirée d’un fait divers réel mais être approprié par son orateur comme le cas d’un fait passé dans un autre établissement scolaire et narré comme s’il s’était déroulé dans son école (bisutage qui tourne mal).
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 11:02

Les légendes urbaines (urban légend pour les anglophones) ou légendes contemporaines sont des histoires ou canulars qui sont véhiculés sans que leur origine ou leur véracité n’ai été vérifiées.
Elles empruntent tous les genres blague, anecdote, information et désinformation et se rapprochent parfois du folklore ou de la rumeur.

La rumeur, s’est souvent ainsi que les légendes urbaines naissent : « J’ai entendu dire que … » « Un ami a moi, m’a dit que … ». Une rumeur qui va bon train et qui sait prendre forme au point de se faire légende urbaine.

Le protagoniste principal de l’histoire ou de l’anecdote est fréquemment une personne potentiellement proche de votre narrateur mais inconnu de celui –ci comme « le frère d’un ami », « Une connaissance de l’oncle de la mère de votre copine », etc … ce qui apporte une certaine véracité au propos. Peut importe si cela est spectaculaire, mais le « patron du frère du cousin de mon ami » ne ment pas et ne peut mentir et ce de plus si le contenu de l’histoire est plaisant à croire.

Ainsi naissent les légendes urbaines et ainsi circulent-elles.

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 08:49
Bonjour à toutes et à tous !
Voici le balbutiement d’un projet qui me tenait à cœur depuis des années : Ouvrir un site sur le dossier des légendes urbaines histoire, définition et recueil des légendes urbaines les plus célèbres ou insolites. Fut un temps où j’eux commencé à glaner ici et là des informations sur le sujet mais divers évènements, dont l’intérêt de vous les narrer est proche du nul, mirent court à mon initiative. Aujourd’hui, je reprends tout depuis le commencement car, pour les mêmes évènements à l’intérêt nul, j’ai perdu l’ensemble des donnés si méticuleusement chinées.

Mais voilà, après quelques paires d’années, l’entreprise est relancée sauf que faute d’un site, j’ouvre un blog mais le sujet reste lui intact.

Quelle direction souhaites-je faire prendre à ce blog ?
Tout d’abord, je m’efforcerais de faire de ce blog un véritable dossier sur les légendes urbaines. Je ne prétendrais pas parvenir à recueillir l’entière totalité des légendes parcourant le monde mais construire un bon « exemplier ». Je souhaite, dans un avenir proche,  y poster régulièrement et d’une manière fixe pour en faire un rendez-vous hebdomadaire ou bi-hebdomadaire si je parviens à recruter des collaborateurs motivés.

Je vais ainsi vous laisser ici pour la présentation du blog et je ne me lancerais pas dans ma propre présentation n’y trouvant pas non plus un intérêt prononcé. Il ne me reste plus qu’à vous dire au revoir et à très bientôt sur le blog « Légendes Urbaines » à qui je souhaite une longue vie.
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Published by Tulipe - dans Divers et Blabla
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